mardi 26 mai 2009

Un jour de mai

Kenshin le Vagabond constitue pour moi l'ultime shonen. Voilà, comme ça, c'est dit dès le début. Vingt-huit volumes, six d'introduction et vingt-deux de pur bonheur. Kenshin reste le seul fait d'arme connu de Nobuhiro Watsuki.
Qu'est-ce que Kenshin le Vagabond ? L'histoire se déroule au début de l'Ere Meiji au Japon, en 1878. L'ancien assassin surnommé Battosai, Kenshin Himura, est devenu un vagabond ayant fait le serment de ne plus jamais tuer ; c'est ainsi qu'il est armé d'un sabre à lame inversée. Il tente de refaire sa vie à Tokyo dans le dojo de la demoiselle Kaoru, où il rencontrera de nouveaux alliés et de nombreux ennemis voulant se venger du Battosai. Ca, c'est à peu près le pitch des six premiers volumes, où les personnages sont mis en place, et correspondant, je suppose, à un cycle où l'auteur ne sait pas s'il pourra poursuivre sa série et se lancer dans une grande fresque. Cela correspond à l'intrigue au Pays de la Brume dans Naruto, sur cinq tomes également.

Une fois le public conquis par ce vagabond ancien assassin, le vrai premier cycle peut se mettre en place et c'est là que Kenshin le Vagabond prend toute son ampleur, dans une histoire que je ne peux dévoiler, puis une seconde encore plus profonde et plus sombre. Bien évidemment, ces qualificatifs sont à mettre à l'échelle d'un shônen, ce que reste Kenshin, mais tout de même. Des questions sont posées sur la culpabilité, le passé, le changement, et sur l'héritage des actes des hommes entre eux ou dans le temps.

Vingt-huit tomes, cela représente du temps à parcourir, mais passer à côté lorsqu'on aime le manga, cela serait une hérésie. Kenshin le Vagabond possède un trait de dessin qui s'affirme de page en page, de l'action frénétique et une morale typique du shônen, mais l'histoire, le contexte et la psychologie des personnages en font une série un peu à part, et qui reste pour moi encore inégalée.

1 commentaire:

  1. bien vu ce manga est une énorme référence, d'ailleurs c'est bien dommage qu'il ne soit pas plus connu que ça car il le mérite...

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