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dimanche 29 mars 2009

Savoir affirmer ses limites

J'ai fini d'écrire Angus. Non, je ne suis pas un surhomme, je n'ai pas réussi à composer un roman en une semaine. J'ai juste vu les limites que possédait mon plan, mon récit et la forme d'écriture que je voulais donner à mon roman. J'ai donc changé d'optique et de format, pour en faire une nouvelle.

Je m'en suis rendu compte en patinant lors de l'écriture. A partir du moment ou écrire devient un vrai calvaire, où l'on se demande comment combler cette page blanche, c'est que quelque chose ne marche pas. Déjà que d'habitude, j'ai toujours en tête un quota de page à atteindre, là, cela devenait obnubilant. En m'affranchissant de cette taille à atteindre, j'ai pris conscience de mes limites et je pense que j'en ai tiré avantage. J'ai pu me concentrer sur l'écriture, sur le fait, sans avoir envie de faire de grandes phrases lourdes pour avoir le plaisir de finir une ligne, non.

J'ai pu déployer tout ce que je voulais dans le but de susciter l'émotion, même si cela passe par de longues ellipses ou de courts passages ramassés. Cela enlève de la "matière", des caractères sur le traitement de texte, mais cela fait gagné de la qualité.
En voyant mes limites sur ce récit, j'ai pu changer, je l'espère, au bon moment pour donner un récit qui ne soit pas dénué de qualité.

dimanche 8 mars 2009

La déchéance d'une âme

Je me suis remis à écrire. Chouette, penseront certains, tandis que d'autres resteront indifférents.
Pour ce nouveau roman, un an après avoir terminé Elle e(s)t Lui, je voulais quelque chose de nouveau, aussi bien dans le style, dans la narration que dans l'orientation de l'histoire. En septembre, j'avais commencé à faire une synthèse de toutes mes idées éparses qui pouvaient dans mes songes faire de bons romans, mais tout au plus des nouvelles étant donné le peu de matière que je possédais. En faisant cela, je m'imaginais donc une chronique sur un livre d'un groupe d'ami durant plusieurs années. Seulement, je me suis vite rendu compte, d'une part que je n'avais pas assez d'expérience pour réaliser ce genre de travail complexe, et d'autre part que cela ne fonctionnait pas lors du processus d'écriture.

Récemment, j'ai voulu retenter l'aventure de l'écriture. Le pitch de départ, un groupe de jeunes bourgeois(es) aux destinées différentes dans le luxe et la vanité. Idem, un groupe de connaissances avec pourtant un fil directeur commun. J'ai essayé d'écrire, je n'ai pas réussi. Peut-être ne me suis-je pas senti proche de mes personnages. Pourtant, je n'ai rien de commun avec Lucile, le personnage principal d'Elle e(s)t Lui.
Après avoir écarté un ouvrage de science-fiction, car demandant une trop grosse somme de travail dans la conception de l'univers, je me suis retrouvé à écrire Angus, avec une facilité que je n'avais plus connu depuis Elle e(s)t Lui. Il est donc fort probable que mon prochain roman soit celui-ci. Sans en dévoiler plus que de raison, Angus conte l'effondrement d'une personne, une descente aux enfers. N'est-ce pas là l'idée principale d'Elle e(s)t Lui ? Même si l'histoire n'a rien à voir avec ce dernier, Angus est basé sur la même idée, le même moteur.
En revenant plus loin dans le temps, on peut se rendre compte que, déjà, dans Les Errants d'Ahilaya, la déchéance était présente, mais encore plus dans Les Errants d'Ahilaya II, que je n'ai jamais terminé, mais dont les trois premiers quarts témoignaient d'une noirceur dans l'atmosphère identique au voyage intérieur de Théo.

La déchéance, ça serait mon crédo ? Peut-être tiens-je cela de mon amour irraisoné pour Star Wars et son univers, et ce basculement du côté clair au côté obscur, quand l'on peut se servir du côté obscur pour accomplir dans l'esprit de bonnes choses. Je n'en sais rien. Mon avancée dans l'écriture d'Angus permettra peut-être de me donner la réponse sur ce que j'aime et sais écrire. Pour essayer ensuite de changer de registre, et faire voyager le lecteur avec d'autres moyens et d'autres artifices.