mercredi 29 avril 2009

Au nom de la rose


Me voilà de retour de Barcelone, où j'ai eu le plaisir de découvrir une agréable tradition, celle de la Sant Jordi.
Cette fête d'origine catalane se déroule le 23 avril, le jour de Saint-Georges, le patron de la région. La tradition, perpétuée depuis le Moyen-Âge, veut que la femme offre à son mâle un livre, et l'homme à sa douce une rose, car c'est bien connu qu'une femme ne sait pas lire.

Saint-Georges aurait été un militaire romain chrétien martyrisé au IVe siècle. Jacques de Voragine raconte son histoire dans La légende dorée, selon laquelle ce cher Georges aurait vaincu un dragon du sang duquel aurait jailli un rosier. Il offrit une rose à la princesse qui en retour lui donna un livre. Et par enchantement, tout le peuple se convertit au christianisme.

Le 23 avril est également, depuis 1996 et une décision de l'UNESCO, "Jour du livre et des droits d'auteur", qui a pour but, on l'aura deviné, de promouvoir le livre et de donner accès à la culture aux plus de personnes possibles.

Concrètement, cela s'illustre par des vendeurs de rose à tous les coins de rue, des librairies prises d'assaut avec des queues sortant parfois des bâtiments, et une foule compacte qui arpente les grandes artères de la ville à la recherche de la rose ou du livre qu'il faut, car c'est connu que l'on s'y prend toujours au dernier moment (il faut avouer que ça serait moins drôle, sinon).
Personnellement, contre une petite rose à 3€, j'ai eu droit au Maître et Marguerite, de Mikhaïl Boulgakov.
Que c'est bon d'être un mâle.

1 commentaire:

  1. Ou bien l'homme juge t-il la femme trop bête pour se contenter d'une rose et ne pas comprendre la subtilité d'un livre. Ben oui, pourquoi les femmes évoluraient, elles.
    Mais ce que l'histoire ne dit pas, c'est que la femme lit le livre avant de l'offrir. Ou encore, elle l'offre car elle le connait et le préfère ! L'histoire ne dit pas non plus que l'homme ne se donne pas la peine de l'ouvrir. Mais grâce à une simple fleur, il a le droit d'entrouvrir des pages d'un autre genre...
    L'humour misogyne marche à tous les coups. La preuve.

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