mercredi 18 février 2009

Couvertures fluos

J'ai reçu hier matin mon manuel sur l'Afrique subsaharienne, l'ouvrage de Roland Pourtier, Afriques Noires. Je l'ai parcouru, ça a l'air super complet et super précis, le bonheur pour l'étudiant, n'est-ce pas ? Sauf qu'il y a un petit problème : la couverture a un effet répulsif et il m'est impossible d'avoir un semblant de motivation pour ouvrir le livre et m'y plonger sérieusement. Non mais franchement, comment est-ce que quelqu'un peut pondre un truc aussi moche ?
Entre ça et les couvertures vertes crados ou rayées des PUF, on est servis... Les livres de savoir doivent-ils automatiquement posséder une couverture dissuasive, afin de laisser le manant loin du savoir ? Je suis désolé, mais la connaissance n'est pas forcée d'être austère... Ce n'est pas parce que quelque chose parait beau qu'il est forcément mauvais. Personnellement, j'accorde une grande importance au contenu, mais le fait d'avoir un bel objet entre les mains, c'est quand même une part non-négligeable du plaisir.

Prenons l'exemple de l'ouvrage dirigé par Alain Corbin, L'Histoire du Christianisme, édité par Seuil. Ce n'est pas à proprement parler un ouvrage universitaire, mais tout de même un livre d'histoire sérieux. La couverture est belle, les inscriptions en lettres dorées, la mise en page est soignée sur la quatrième de couverture et la tranche est sobre tout en reprenant les lettres dorées. Le papier est épais et l'on a vraiment envie de lire le livre même si on se fiche pas mal des mésaventures des papes au VIIIe siècle, par exemple. L'attrait du beau livre, tout simplement. Et le contenu de L'Histoire du Christianisme est très bon, au demeurant ; enfin, de ce que je peux en juger...

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