Il n'y a pas longtemps, j'ai été faire un tour à la FNAC, et j'ai vu bien exposé une sorte de stand, avec un joli éventail, consacré à l'éditeur Picquier, spécialisé dans la littérature asiatique (avec de biens jolies couvertures, un papier de bonne qualité, il faudrait juste qu'ils se mettent d'accord un jour sur qui de l'auteur ou du titre apparaitra en gras sur la tranche du livre). Pour deux livres Picquier achetés, on avait soit une estampe, soit une boîte remplie de magnets pour faire des haïkus. Je me suis acheté les deux tomes qui me manquaient de la trilogie de Ryû Murakami, Monologues sur le plaisir, la lassitude et la mort (je vous en parle bientôt), et la dame de la FNAC m'a remis l'estampe et la boîte de magnets. Quel veinard.
Bon, je ne sais pas si je suis personnellement insensible à l'art japonais de l'estampe, mais je trouve celle-ci affreuse, représentant un escargot qui a bavé. Par contre, la boîte de magnets, elle, elle est intéressante. Enfin, un peu. Elle doit contenir facilement trois ou quatre cents magnets de petite tailles, blancs, avec juste marqué un mot en Times New Roman. D'accord, ils se sont pas foulés, mais ça permet de s'initier aux haikus. Ou de balancer les mots sur le frigo et voir lesquels restent accrochés, et celui qui en a le plus gagne. Mais on va retenir la première proposition.
Alors, qu'est-ce qu'un haïku ?
Déjà, c'est très compliqué. Rapidement, c'est un poème japonais de 17 mores sous la forme 5/7/5, censé exprimer la quintessence des choses, la plupart du temps en rapport avec la saison. Ok, ça vous aidera pas à faire des haïkus, mais ceci-dit, une boîte de magnets non plus.
Si jamais vous voulez parfaire votre connaissance sur ces petits poèmes, car je n'arrive pas à m'exprimer, et que de toute façon des experts le feront mieux que moi vu que c'est très pointilleux, je vous conseille de vous rendre sur HaikuNet.
Pour l'exemple, voici quelques traductions d'haïkus que j'aime bien (bien que je doute que les poètes de l'époque utilisaient des magnets, hein).
Le jour sur les fleurs
Décline et sombre déjà
L'ombre des cèdres
(Matsuo Bashô)
Pousses de bambou
Qu'au temps de mon enfance
M'amusais à dessiner
(Matsuo Bashô)
Affalé au sol
Le cerf-volant
Etait sans âme
(Kubonta)
Et le meilleur :
Si tu es tendre pour eux
Les jeunes moineaux
Te feront dessus
(Kobayashi Issa)
Bon, je ne sais pas si je suis personnellement insensible à l'art japonais de l'estampe, mais je trouve celle-ci affreuse, représentant un escargot qui a bavé. Par contre, la boîte de magnets, elle, elle est intéressante. Enfin, un peu. Elle doit contenir facilement trois ou quatre cents magnets de petite tailles, blancs, avec juste marqué un mot en Times New Roman. D'accord, ils se sont pas foulés, mais ça permet de s'initier aux haikus. Ou de balancer les mots sur le frigo et voir lesquels restent accrochés, et celui qui en a le plus gagne. Mais on va retenir la première proposition.
Alors, qu'est-ce qu'un haïku ?
Déjà, c'est très compliqué. Rapidement, c'est un poème japonais de 17 mores sous la forme 5/7/5, censé exprimer la quintessence des choses, la plupart du temps en rapport avec la saison. Ok, ça vous aidera pas à faire des haïkus, mais ceci-dit, une boîte de magnets non plus.
Si jamais vous voulez parfaire votre connaissance sur ces petits poèmes, car je n'arrive pas à m'exprimer, et que de toute façon des experts le feront mieux que moi vu que c'est très pointilleux, je vous conseille de vous rendre sur HaikuNet.
Pour l'exemple, voici quelques traductions d'haïkus que j'aime bien (bien que je doute que les poètes de l'époque utilisaient des magnets, hein).
Le jour sur les fleurs
Décline et sombre déjà
L'ombre des cèdres
(Matsuo Bashô)
Pousses de bambou
Qu'au temps de mon enfance
M'amusais à dessiner
(Matsuo Bashô)
Affalé au sol
Le cerf-volant
Etait sans âme
(Kubonta)
Et le meilleur :
Si tu es tendre pour eux
Les jeunes moineaux
Te feront dessus
(Kobayashi Issa)
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