samedi 14 mars 2009

Ma première fois

Et probablement ma dernière. Je parle bien évidemment du Salon du Livre, qui a lieu jusqu'au 18 mars 2009, porte de Versailles, à Paris.
J'étais impatient d'y aller pour la première fois, je m'imaginais déjà une fièvre intellectuelle avec des éditeurs qui présenteraient d'extraordinaires livres, un lieu où j'aurai envie de tout lire, ou tout du moins une partie.
J'aurai mieux fait de ne pas me déplacer, en réalité.
Je passe sur mon énervement dû à l'interminable queue, quand dans la file gratuite pour les étudiants, des personnes passent par une autre porte, coupent tout le monde pour se mettre devant toi alors que cette caisse ne leur revient pas, ça a déjà le don de m'exaspérer.

Bon, une fois qu'on est rentré, on peut peut-être se calmer et apprécier tous ces livres que l'on a devant soi.
Bah pas vraiment, en fait. L'affluence est telle que c'est un calvaire pour se déplacer entre les stands, qui sont pour la plupart petits et où personne presque ne s'arrête. J'avais dans l'optique de voir les stands de littérature étrangère (dont Philippe Piquier), ceux de mangas et voir un peu les readers, ces livres électroniques censés représenter le futur de la lecture.

D'abord, on se fraye un passage vers l'Escale Manga/Bandes dessinées. Beaucoup de stands de vente de goodies, et lorsque les éditeurs présentent des oeuvres, le personnel n'est pas là pour parler du livre mais le vendre par tous les moyens. Il y avait une séance de dédicace avec l'auteur de Soul Eater, Atsushi Ohkubo, mais il était déjà parti à mon arrivée.
On se balade ensuite par-ci par-là, rien de bien passionnant. Les seuls stands qui pourraient m'interpeller, du genre de celui consacré à la Serbie, est austère et repoussant, ne donnant pas envie d'aller découvrir ce qu'il s'y écrit.

J'arrive sur le stand Philippe Piquier, pleins de Murakami partout ! Je prends Les Bébés de la Consigne Automatique, cédant à l'ambiance du salon pour aller l'acheter. Minimum 16€ pour utiliser la carte bancaire ; c'est pas grave, je repose le livre et prend un autre Murakami, Love & Pop, à 18€, que je surveillais depuis plusieurs semaines déjà. C'est là que je me suis rendu compte que ce salon, en fait, n'est qu'une librairie géante, avec quelques dédicaces sur quelques stands. C'est le but premier de ce genre de salon, c'est moi qui en espérait autre chose. Tant pis pour moi, comme on dit. J'ai été bien puni, je vais replonger dans du Murakami et son univers glauque à l'excès.

Enfin, j'ai pu voir les readers, ces bêbêtes souvent protégées par des étuis en cuir pour rappeller de vrais agendas ou de vrais livres, ont des caractéristiques différentes. Un écran assez large, quelques touches, la plupart sont tactiles. En soi, amener le livre à l'ère numérique est très louable, mais je me demande encore l'utilité. A 250€ l'appareil (qui fait aussi parfois lecteur mp3, mais passons), il va falloir en lire, des livres, pour amortir son prix. Je ne pense pas qu'il existerait des problèmes de compatibilité, mais l'une des obligations pour que ce genre de produit se développe est que le prix de la version numérisée doit être inférieur au prix du livre en tant qu'objet. Hors, ce n'était pas le cas il y a encore quelques temps, si je me rappelle bien d'un articule sur un blog littéraire du Monde. S'ajouteun confort que le système numérique ne peut apporter, car s'éloignant du codex pour se rapprocher du parchemin, ou bien encore un problème de scrolling à faire incessant quand le geste de tourner les pages est si instinctif.
Et surtout, il n'y a pas le plaisir de voir combien de pages il reste avant la fin de ce foutu chapitre, et d'estimer ainsi si l'on peut continuer de lire avant que le train n'arrive à destination.

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire